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Bridgepoint
37-39, rue de la Bienfaisance
75008 Paris
Tél. : 01 44 29 21 00
Fax : 01 44 29 21 10
www.bridgepoint.eu
Création : 1990 County NatWest Venture, 1995 NatWest Equity Partners, fin 1999 Bridgepoint, Bridgepoint Development Capital janvier 2010
Actionnariat : salariés 100 %
Effectif : 10 professionnels en France (groupe 75)
Fonds gérés : 11 Md€ : Bridgepoint Europe II 2 Md€, Bridgepoint Europe III 2,5 Md€, Bridgepoint Europe IV 4,8 Md€ ; Bridgepoint Development Capital I 300 M€
Participations : actuelles : 4 en France, total investi 500 M€
depuis la création : 35 en France pour 900 M€
AFIC, EVCA
Capital-transmission 95 %
Autres (retournement) 5 %
Investissements
Nombre d’opérations chaque année : France 1-3
Participations majoritaires, administrateur
Investissement unitaire compris entre 100 et 450 M€ ; Bridgepoint Development Capital entre 15 et 50 M€
Valeur des entreprises recherchées : entre 150-200 et 1 000 M€ ; Bridgepoint Development Capital entre 30 et 150-200 M€
Notre opinion
La grande nouveauté chez Bridgepoint, c’est le lancement début 2010 d’une activité small et mid-cap, ce que certains appellent le « smid-cap ». Soit des valeurs d’entreprise comprises entre 30 et 200 M€, cette limite haute étant celle à partir de laquelle intervient le Bridgepoint historique. Une façon d’étendre son spectre d’activité, à l’heure où le haut du marché est pratiquement gelé, sachant que la société ne s’interdit pas de faire du minoritaire, si l’occasion se présente.
Au plan pratique, une équipe dédiée a été mise sur pied. En France elle est menée par Pierre Colasson, un homme de la maison (il est depuis huit ans chez Bridgepoint, à Paris puis Francfort). Une société de gestion filiale de Bridgepoint a été constituée, Bridgepoint Development Capital. Les fonds proviennent d’Hermès, le gestionnaire des fonds des postes et télécoms britanniques. En fait, Bridgepoint a repris son activité d’investissement direct, l’organisme - qui est un des souscripteurs des fonds de Bridgepoint - ayant décidé de se recentrer sur son activité de fonds de fonds. Sont repris à la fois le portefeuille existant, évalué à 300 M€, et les fonds non dépensés, soit 300 M€. Ce qui permet de lancer directement cette nouvelle activité, sans avoir à lever de nouveaux fonds. Appréciable dans la conjoncture actuelle…
Mais pourquoi ce dispositif à part, alors que l’opérateur aurait pu, comme le font maints confrères, étendre vers le bas son spectre d’intervention ? « Ce ne sont pas les mêmes types d’affaires, ni le même deal flow et les mêmes intermédiaires » explique Colasson.
Voici donc un nouveau concurrent pour les Activa, Atria, Axa, Barclays, etc. du marché. « Oui, mais nous apportons une ouverture européenne, très utile aux PME souhaitant se développer hors de l’Hexagone ». Une première opération a déjà été réalisée : le groupe de santé suédois Solhaga.
BDC peut bien sûr s’appuyer sur le réseau (8 bureaux européens), l’expérience et la force de sa société-mère.
Rappelons que Bridgepoint est né il y a dix ans de la prise d’indépendance de Natwest Equity Partners, lorsque sa maison mère, la National Westminster Bank, a été acquise par la Royal Bank of Scotland. D’emblée la société s’est voulue européenne avec des bureaux en Grande-Bretagne, France, Espagne, Italie et Allemagne.
Voici donc la nouveauté chez Bridgepoint. Mais c’est la seule concernant la France : la société n’a pas investi depuis août 2007 (GDT). « Il y a eu peu de dossiers, trop chers, et difficile à monter au plan de la dette » résume Benoît Bassi, le patron historique du bureau (qui avait lancé Natwest Private Equity en France - avec Jean-Louis de Bernardy, passé ensuite chez Activa). Le lot de tous les acteurs du mid-cap supérieur… Même atonie du côté des cessions : la dernière remonte à juillet 2007 (Marathon, production audiovisuelle). Reste les entreprises du portefeuille à suivre. Mais il n’y en a plus que quatre, toujours pour la France : Afflelou (le célèbre lunetier acquis en 2006), le Moniteur (que l’investisseur à accompagner dans son redéploiement vers Internet), l’équipementier aéronautique GDT, et enfin JOA Groupe (ex-Moliflor, le troisième groupe français de casinos, qui a souffert du « smoking ban » mais est reparti).
Heureusement, Bridgepoint France n’est pas tenu à un rythme précis d’investissement. Il utilise en tant que de besoin les fonds du groupe, qui abondent un FCPR français au coup par coup. Ce fonds local permet à l’équipe parisienne de revendiquer auprès des chefs d’entreprise un centre de décision français. Bien qu’en réalité tout se passe dans la collégialité du groupe d’associés européens.
La firme se révèle effectivement très internationale, avec pas moins de vingt nationalités parmi sa centaine de professionnels, dont une vingtaine seulement de francophones. De ses pays de départ, elle s’est étendue en 2007 à Varsovie et fin 2009 à Istanbul. Autant dire qu’une baisse d’activité dans un pays est facilement compensée par les développements ailleurs.
Enfin, soulignons que Bridgepoint a réalisé l’exploit, en plein marasme financier, au 3e trimestre 2008, de lever un fonds de 4,8 Md€, soit près du double du précédent…
Contact
Benoît Bassi
Pierre Colasson : Bridgepoint Development Capital
Autres bureaux
Londres, Francfort, Istanbul, Luxembourg, Milan, Madrid, Stockholm, Varsovie
Portefeuille (France)
Afflelou (réseau de magasins d’optique), GDT (équipementier pour l’aérospatiale et la défense), JOA Groupe (groupe de casinos), Le Moniteur (presse professionnelle)
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