Les Editions du Management

7, rue Pestalozzi

75005 Paris

Téléphone : 01 43 36 25 19
Exemple de présentation complète d'une société
extraite du Guide des Sociétés
de Capital-Investissement


de Jean-Baptiste Hugot et Jean-Philippe Mocci
Onzième édition : juin 2016

Qualium Investissement
41, avenue de Friedland
75008 Paris
Tél. : 01 81 80 47 00
www.qualium-investissement.com

Création : CDC Participations 1985, Qualium Investissement 2010
Société de gestion de fonds

Actionnariat : CDC 100 %

Effectif : 11 chargés d’investissement

Fonds gérés : 1,2 Md€ : fonds Développement Transmission 2 120 M€, CDC Capital III/III B 700 M€, CDC Entreprises II 384 M€, Qualium Fund 520 M€ (CDC 50 %, fonds de pension, compagnies d’assurances, banques, family offices… 50 %)

Participations actuelles : 10 pour un total investi de 640 M€
depuis 1998 : 56 investissements

AFIC, Invest Europe, Charte PRI

Capital-transmission 100 %

Investissements :
Nombre d’op. chaque année : 2-3 pour un total de 75-150 M€
Participations majoritaires, administrateur
Investissement unitaire compris entre 40 et 100 M€
Valeur des entreprises recherchées : entre 50 et 250 M€

Notre opinion
Une année d’investissements, une année de sorties. Ainsi se résume l’activité de Qualium Investissement depuis la précédente édition du guide.

En 2014, l’opérateur a investi dans les biscuits Poult, repris à LBO France, et dans IMV Technologies, le leader mondial de l’insémination artificielle, acheté à Pragma. Il finance aussi deux build-up : un pour Mériguet, qui acquiert la société Européenne de Marbre, lui permettant de doubler de taille ; l’autre pour Invicta, qui reprend Caminetti-Montegrappa, un spécialiste italien du poêle à granulés.

En 2015, Qualium procède à trois cessions : Marais (qui fabrique des machines pour la pose mécanisée de réseaux de télécommunication et d’énergie), vendu à un industriel italien, Genoyer (équipements pour l’industrie pétrolière et gazière), cédé à Naxicap, et enfin Quick, vendu à Burger King. Si Genoyer a été une transmission de longue haleine, Marais a souffert de la fermeture de gros marchés, en Libye et en Égypte, tandis que Quick a pâti du ralentissement du marché du fast-food et de l’affaire du soi-disant empoisonnement d’un client (ce qui s’est avéré faux - vulnérabilité des marques face aux rumeurs !). Quant aux cessions de 2014, elles ont concerné : AgroService 2000 (distribution de matériels agricoles), vendu à Naxicap, DGF (produits pour boulangeries), à 21 Centrale, et Foir’Fouille, qui effectue en cette occasion son 3e LBO, et où Qualium réinvestit en minoritaire aux côtés de différents financiers.

N’omettons pas non plus les build-up de 2015, en particulier l’acquisition par Sogal (placards sur mesure) d’Agem, une société similaire mais en BtoC.

Toutes ces opérations concernent de grosses PME, des entreprises faisant quelques centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires, le cœur de cible de Qualium Investissement, où ses concurrents les plus directs s’appellent 21 Centrale, Abénex, Naxicap, Equistone, Argos Soditic, Montefiore, Chequers… et aussi Apax et Ardian, qui ratissent large.

Les sorties des dernières années ont permis de bonnes remontées vers les investisseurs, ce qui devrait faciliter la levée du prochain fonds, l’actuel ne laissant la place qu’à deux ou trois nouveaux investissements, de quoi tenir une année environ.

Ces investisseurs représentent un large panel de fonds de pension, compagnies d’assurances, banques, family offices, personnes physiques… et aussi, pour moitié du montant total du fonds (qui fait 520 M€), notre Caisse des dépôts nationale.

Car Qualium Investissement est une filiale à 100 % de la CDC. Il est le descendant du prestigieux CDC Participations, dont la naissance remonte à 1985, et qui comprenait alors une série de filiales de capital-investissement spécialisées. La société disparaît en 2006 au profit de CDC Capital Investissement, qui regroupe certaines de ces filiales (les autres ont pris leur indépendance, comme Parcom devenu Iris Capital - cf. présentation). Et qui devient en 2010 Qualium Investissement, qui dans le même temps s’ouvre à des capitaux tiers. Pourquoi la Caisse, qui dispose dans le capital-investissement d’un mastodonte, Bpifrance (cf. présentation), où elle est partie prenante pour 50 %, éprouve-t-elle le besoin d’avoir une structure comme Qualium Investissement ? « Bpifrance s’intéresse à des segments de marché pas toujours couverts par le capital-investissement privé, travaillant sur fonds propres et toujours en minoritaire, selon une logique d’entraînement de la filière. Nous, nous sommes sur le private equity main stream, majoritaire, selon une logique de gestion pour compte de tiers. Nous complétons donc la gamme de financements aux entreprises dispensés par le groupe Caisse des dépôts, » répond Jean Eichenlaub, le président de Qualium. Et les rumeurs selon lesquelles la Caisse s’interrogerait sur l’intérêt pour elle de conserver une telle activité ? « Chaque année depuis le lancement de Qualium on entend ce genre de choses, et également sur d’autres filiales de la Caisse. Bien entendu, je dois régulièrement rendre des comptes à la Caisse sur notre activité. Je siège par ailleurs au comité de direction de la Caisse, ce qui est une marque de confiance. »

Pour Qualium, cet adossement à la CDC est un gage de sérieux et de crédibilité pour ses autres investisseurs, et de prestige pour les entreprises l’ayant comme actionnaire. Ce qui va de pair avec une certaine éthique des affaires. « Nous sommes garants des valeurs de la Caisse. Concrètement, il nous est arrivé par exemple de refuser des projets qui comportaient des fermetures d’usines en France ».

Qualium œuvre beaucoup au développement de ses participations, notamment à l’international, à tel point que le potentiel d’internationalisation est devenu un de ses premiers critères d’investissement. Il a créé Qualium PME, un réseau de prestataires locaux, présents aujourd’hui à Doha, Moscou, São Paulo, Shanghai et Casablanca. Il s’agit de correspondants locaux, rétribués à la prestation par les sociétés du portefeuille, et dont le rôle est d’une part d’ouvrir les portes, dans le cadre d’accords de distribution, de réponse à des appels d’offres, de salons professionnels, et d’autre part d’identifier des cibles pour des build-up. Ces correspondants pourraient aussi aider à la levée des prochains fonds, et trouver des acquéreurs pour les participations.

Toujours dans cet esprit d’accompagnement, Qualium Investissement a, en France, un réseau d’experts qu’il peut mettre au service de ses participations. L’un s’occupe de stratégie industrielle, un autre de politique commerciale, un 3e de risk management, un 4e d’optimisation des protections sociales.

Et comme le private equity est une affaire d’hommes (et de femmes), rappelons que l’équipe actuelle, parfaitement stable, provient de CDC Equity Capital et de CDC Services et Industries, les entités de la Caisse des dépôts qui faisaient du LBO sur des entreprises de taille différente, dont les troupes ont été regroupées. Le meneur de jeu est Jean Eichenlaub, ancien patron d’European Capital en France, passé par Fonds Partenaires (Lazard). Il est entouré de Jacques Pancrazi, qu’il a amené avec lui d’European Capital, d’un ancien membre du directoire de CDC Capital Investissement, Paul Costa de Beauregard.

Contact :
Jean Eichenlaub, président
Paul Costa de Beauregard
Michel Edel
Jacques Pancrazi

Portefeuille
Feu Vert/Impex (centre de réparation automobile), Foir’Fouille (articles de bazar à prix discount), Frères Blanc (restauration), IMV Technologies (biotechnologies), Invicta (poêles à bois), Kermel (fibres textiles antifeu), Mériguet (artisanat décoratif de luxe), Poult (biscuits), Sogal (placards sur mesure), Thom Europe (Histoire d’Or-Marc Orian, bijouteries)


Présentation du guide

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