Les Editions du Management

7, rue Pestalozzi

75005 Paris

Téléphone : 01 43 36 25 19
Exemple de présentation complète d'une société
extraite du Guide des Sociétés
de Capital-Investissement


de Jean-Baptiste Hugot et Marianne Lagrange
Douzième édition : mai 2018

Bridgepoint
21, avenue Kléber
75116 Paris
Tél. : 01 70 22 53 00
www.bridgepoint.eu

Création 1990 County NatWest Venture, 1995 NatWest Equity Partners, 2000 Bridgepoint, 2010 Bridgepoint Development Capital
Bridgepoint SAS : société de gestion

Actionnariat : salariés 100 %

Effectif : 25 chargés d’investissement en France (groupe 155)

Fonds gérés : 13 Md€ : Bridgepoint Europe III 2,5 Md€, IV 4,8 Md€, V 4 Md€, VI 5,7 Md€ ;
Bridgepoint Development Capital I 300 M€, II 400 M€, III 700 M€

Participations actuelles : 15 en France, total investi 1,6 Md€
depuis 1991 : 50 en France pour un total investi de 2,5 Md€

France Invest, Invest Europe

➤ Capital-développement 10 %
➤ Capital-transmission 90 %

Investissements :
Nombre d’opérations chaque année en France : 1 à 3
Participations majoritaires, administrateur
Investissement unitaire compris entre 75 et 400 M€ ; Bridgepoint Development Capital entre 10 et 75 M€
Valeur des entreprises recherchées : entre 200 et 1 000 M€ ; Bridgepoint Development Capital entre 40 et 250 M€ ; Bridgepoint Growth entre 5 et 30 M€

Notre opinion :
Bridgepoint avance à bons pas. Au rythme de ses levées de fonds massives. Son fonds V, levé en mars 2015, faisait 4 milliards €, son fonds VI en cours de levée fera 5,7 milliards €, recueilli auprès d’un parterre d’institutionnels français, de fonds de pension européens, de fonds de pensions américains (50 % du total), plus quelques investisseurs asiatiques et moyen-orientaux. « Des partenaires très fidèles, qui nous suivent depuis la création de la société », commente Frédéric Pescatori, le patron de Bridgepoint France. Rappelons que Bridgepoint est la continuation, en 2000, de Natwest Private Equity, qui était la filiale de capital-investissement de la National Westminster Bank, lancée en France en 1995 par Benoît Bassi (et Jean-Louis de Bernardy, passé ensuite chez Activa).

Bridgepoint avance aussi en déroulant un modèle de développement original. Il s’agit d’occuper fermement un marché, puis de dupliquer l’organisation sur un autre marché, et ainsi de suite.

Ainsi le Bridgepoint « historique » se positionne sur le « gros mid-cap », des affaires valant entre 200 M€ et un milliard €. Exemples de participations françaises : eFront, un éditeur de software financier, Balt, un fabricant d’implants et cathéters, une pépite des « medtechs », Calypso, le numéro 2 de l’informatique bancaire, d’origine française, et qui a été racheté en 2016 à deux Américains, Primonial, une société de gestion d’actifs immobiliers commerciaux, acquise en mars 2017 à Arkéa.

Avec près de 60 opérations en 18 ans, Bridgepoint occupe ainsi une place solide sur ce segment de marché. Une place solide mais qu’il est difficile d’étendre.
D’où la création en 2010 d’un département « smid-cap », sous le nom de Bridgepoint Development Capital. Il s’agit là d’adresser des entreprises entre 40 et 250 M€ de valeur. Pour aller plus vite et se doter d’emblée d’une légitimité, la société fait le choix en France de reprendre une société de gestion existante, Edmond de Rothschild Capital Partners (ERCP), le pôle LBO de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild. Ce pôle n’avait pas produit les résultats espérés et se retrouvait orphelin après le départ de ses deux dirigeants (on retrouve l’un d’eux, Éric de Montgolfier, chez Gimv, cf. présentation). Bridgepoint le reprend, avec son portefeuille (13 lignes, décotées de 40 %), et cinq chargés d’investissement. En huit ans, BDC s’installe dans trois pays (30 professionnels entre Londres, Stockholm et Paris), lève trois fonds, investit dans six affaires, et travaille sur le portefeuille repris. « Il a fallu relancer les entreprises, changer le management dans la moitié des cas, restructurer parfois la dette… » raconte Olivier Nemsguern, le responsable de Bridgepoint DC. Résultat : dix des 13 lignes ont été revendues, « et à un très haut multiple », deux des trois restantes le seront d’ici la fin 2018. BDC s’est consacré aussi à l’investissement. En France, les dernières acquisitions ont été, en 2016, dans Actéon, le leader français de l’équipement dentaire et médical, en 2017 dans Cir, qui fait de la rénovation de centres-villes, et 5àSec, une chaîne de pressing.
Le mid-cap, puis le smid-cap, voilà que Bridgepoint aborde début 2017 le small-cap, des entreprises valorisées entre 5 et 30 M€. « Ce marché est occupé par des sociétés innovantes, prometteuses, avec lesquelles nous voulons être en contact très tôt » explique Frédéric Pescatori. Ce nouveau département, baptisé Bridgepoint Growth, bénéficie également d’un fonds dédié, de 150 M€. Cette activité, démarrée au Royaume-Uni avec une équipe de cinq personnes, et en Scandinavie, ne viendra en France que plus tard. Elle a déjà donné lieu à plusieurs investissements, comme Séraphine, qui fait des vêtements de grossesse. La société est anglaise mais est dirigée par une Française. C’est elle qui a fourni les robes de Kate Middleton. Cocorico.

Concernant la stratégie d’investissement de ces trois départements, indiquons que le capital-transmission est roi. Les mises sont majoritaires dans la plupart des cas. Moins dans l’activité small-cap, « où elles sont minoritaires une fois sur deux, aux côtés du fondateur ».
Comme la plupart de ses confrères, Bridgepoint mène en permanence une politique active de build-up au profit de ses participations, comme lorsqu’elle achète en 2014 pour Medipôle les cliniques de Médi-Partenaires, deux fois plus gros que lui, ou pour Primonial en 2017 la Financère de l’Echiquer. « Nous avons réalisé au total au niveau européen 200 build-up, sur un portefeuille d’une vingtaine de lignes, et, en smid-cap une dizaine pour douze participations » indique Frédéric Pescatori.

Sectoriellement, Bridgepoint se montre très éclectique. Tout au plus l’examen du portefeuille fait ressortir quelques dominantes, comme, pour la France, la medtech et la pharmacie, les médias et droits sportifs, le secteur beauté-santé-bien-être…

Au plan de son organisation, Bridgepoint se pose, dès sa naissance, comme une firme européenne, avec des bureaux en Grande-Bretagne, France, Espagne et Allemagne, complétés plus tard par Istanbul, Shanghaï et New York (ces deux derniers pour accompagner les participations dans ces pays, et non pour investir directement sur place), et dernièrement Amsterdam, pour couvrir le Benelux.

Mais dans son fonctionnement et son activité, Bridgepoint se révèle très anglo-français, avec un tiers des dossiers britanniques, et un tiers français. Le centre et le siège sont à Londres, mais les dossiers sont étudiés et décidés au niveau de chaque pays, même si en réalité tout se passe dans la collégialité du groupe d’associés européens. Le groupe a structuré quelques fonctions internes, avec cinq personnes à Paris et Londres qui s’occupent de l’optimisation de tous types de financements pour les acquisitions et l’accompagnement des sociétés du portefeuille européen, et cinq autres qui se consacrent à l’optimisation des achats.
Au plan des hommes, Bridgepoint représente un cas de relève réussie, après le départ en 2012 du patron historique du bureau parisien, Benoît Bassi, et son remplacement par Frédéric Pescatori, entré dans la société en 2009 (auparavant chez L Capital, le fonds de LVMH), et qui vient d’être nommé président de Bridgepoint SAS.

La partie Bridgepoint Development Capital est dirigée depuis 2015 par Olivier Nemsguern, ancien d’Activa Capital et d’ABN Amro Capital.

Au total, ce sont une cinquantaine de personnes qui opèrent à Paris. Dont 25 chargés d’investissement (16 pour Bridgepoint mid-cap, 9 pour Bridgepoint Development Capital).
Une équipe nombreuse, qui vient d’emménager dans des locaux spacieux et de grand standing avenue Kléber, pour une activité qui pourrait en conséquence être plus importante.
En effet, sur 2016-2017, l’équipe mid-cap n’a bouclé que deux investissements chez nous (Calypso et Primonial), et deux sorties (Foncia et Médipôle Partenaires). L’équipe smid-cap, plus active, a mené à bien deux investissements en 2016 (Anaveo et Actéon) et autant en 2017 (CIR, 5àSec), et du côté des sorties deux en 2016 (Liaigre et Penelope) et trois en 2017 (C2S, AEF et Pyxidis), en plus de son implication dans le portefeuille d’ERCP.

Contact :
Frédéric Pescatori : Bridgepoint Europe
Olivier Nemsguern : Bridgepoint Development Capital

Autres bureaux :
Londres, Francfort, Luxembourg, Amsterdam, Istanbul, Madrid, Stockholm, Varsovie ; Shanghaï ; New York

Portefeuille :
Activité mid-cap France :
Balt (dispositifs médicaux pour la neuroradiologie interventionnelle), Calypso (solutions logicielles pour les marchés financiers), eFront (solutions logicielles pour le secteur financier), Flexitallic (leader mondial de solutions d’étanchéité), Primonial (leader français indépendant de la gestion d’actifs), Thom Europe (Histoire d’Or/Marc Orian/Stroili/OroVivo - bijouterie)
Activité smid-cap France :
5àSec (réseau international de nettoyage textile), Actéon (petits équipements et consommables dentaires), Anaveo (solutions de vidéosurveillance), Group CIR et Urban Premium (restauration immobilière), Moria (instrumentation ophtalmologique), Solatru (accessoires pour menuiseries et coulissants en aluminium)


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