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Jones Day
120, rue du Faubourg St-Honoré
75008 Paris
Tél. : 01 56 59 39 39
Fax : 01 56 59 39 38
www.jonesday.com
Création : 1970 en France (1893 aux États-Unis), Partnership
Effectif : 87 avocats, dont 17 associés, 5 of counsel, 2 european counsel, 63 collaborateurs (monde : plus de 2 200 avocats)
CA : 37,3 M€ (monde 1190 M$ - source : The American Lawyer, Nov. 2005)
Activités dominantes :
• Arbitrage international-contentieux-IP-social 35 %
• Fusions-acquisitions-private equity-corporate 29 %
• Financements structurés-immobilier-fiscal 23 %
• Concurrence et activités réglementées-droit public 13 %
Spécificité
Contentieux-arbitrage international : 35 %
Notre opinion
Il faut remonter à Cleveland à la fin du XIXe siècle pour connaître les origines de Jones Day, qui représente aujourd’hui dans le monde plus de 2000 juristes dans 26 pays. Jones, Day, Reavis & Pogue est devenu Jones Day le 1er janvier 2003. Septième mondial et numéro deux aux Etats-Unis, Jones Day a su pourtant garder une forte homogénéité de management et un réel sens de l’appartenance. « Le concept du one firme est une réalité de terrain. Les gens ont un projet commun et tous les associés se connaissent. Il y a une grande loyauté envers la firme. Nous ne sommes pas organisés par centres de profit, et notre esprit maison est très fort », confirme Wesley Johnson le responsable à la fois du bureau de Paris et des bureaux en Europe continentale. Peut-être est-ce le fait d’être originaire de Cleveland et non de New York qui explique cet état d’esprit, cette adhésion, tout en restant particulièrement opaque sur certains sujets, la rémunération des associés n’étant pas le moindre.
Mais ça marche, le turn-over des associés est très faible. « Les associés partagent la vision et nous avons construit ensemble la firme d’aujourd’hui. Le management est centralisé, le managing partner basé à Washington, prend les décisions seul, il a une vraie autorité, même s’il a été désigné par son prédécesseur uniquement ; c’est un mode de fonctionnement unique », explique W. Johnson et on le croit volontiers.
Cela étant, la croissance a été également le fruit d’opérations externes, dès lors que ceux qui rejoignent les rangs partagent l’état d’esprit. L’international est venu tôt comparé à d’autres. La clientèle est institutionnalisée, facteur de fluidité des dossiers. « Les associés coopèrent quel que soit le bureau ». Enfin, la réputation de Jones Day s’est établie auprès des collaborateurs - une firme régulièrement classée parmi celles où il fait bon vivre - comme des clients. Le niveau de service y est régulièrement reconnu par les enquêtes du BTI (classé n° 1 en 2005). Jones Day est le cabinet le plus souvent cité en référence dans l’enquête “Who Represents America's Biggest Companies” réalisée auprès des sociétés du Fortune 250 et publiée par Corporate Counsel Magazine (2005). Il est classé n° 1 en fusions-acquisitions pour le nombre d’opérations réalisées au niveau mondial chaque année depuis 2000 par Thomson Financial et Bloomberg.
L’ambition aujourd’hui : progresser dans la perception que le cabinet n’est pas américain mais bien un joueur global. « C’est le cas par exemple en Espagne, où nous sommes intervenus dans le dossier France Télécom-Amena ». Et également de développer une gamme complète de services, « à l’inverse d’autres cabinets américains qui jouent la carte de la mutispécialité ou de la niche ». Les bureaux dans le monde partagent cet esprit, sans hiérarchie. Les locaux disposent d’une grande autonomie, « sauf sur la qualité et l’éthique » souligne W. Johnson.
Jones Day Paris a ainsi développé un département environnement, un département contentieux après un département fiscal. Citons leur intervention pour Sanofi Aventis dans la cession de son activité de santé buccodentaire, dans le dossier Orion/Altarea sur la création de RTE EDF Transport.
A Paris, Jones Day figure parmi les noms reconnus, stable là où les autres ont connu des secousses, parfois peut-être un peu dormant, notamment en termes de visibilité. L’accent a été davantage mis en interne sur le développement, avec le recrutement d’une responsable européenne basée à Paris - on ne peut les en blâmer - ainsi que sur la constitution d’un service communication européen.
Il se dégage de cette firme une sorte de respectabilité intrinsèque, une certaine noblesse. Les axes stratégiques : renforcer chacune des pratiques tout en restant ouvert aux opportunités. La couverture géographique semble à ce stade satisfaisante.
Clientèle
67 % française, 33 % étrangère (notamment américaine).
Tous secteurs, de la banque à l’industrie. Exemples de clients français du bureau de Paris : Atos Origin SA, Completel, EDF, Groupe Etam, France Telecom, La Poste Française/Géopost, Rhodia, Sanofi-Aventis, Société Générale, Thalès, Total, Veolia Environnement.
Politique d’association
Jones Day est un partnership mondial intégré et unique, qui obéit au principe du « one firm ». La rémunération de chaque associé est confidentielle, même entre les associés eux-mêmes. Elle est gérée de manière centralisée, suivant une série de critères et après évaluation des associés par les responsables des bureaux, des régions et des pratiques (« le travail sur les dossiers au quotidien le permet ») et est décidée par le partnership committee. « Le CA/associé n’est pas un critère d’évaluation. Ce n’est pas notre culture et ce serait néfaste. Nous construisons sur le long terme. Tous les critères sont pris en compte et le système veille à assurer une progression constante à chacun. Les associés peuvent aussi s’auto-évaluer ».
Organisation interne
Jones Day est une matrice à deux entrées : groupes de pratiques (les quatre principaux ont été remodelés en 22 plu segmentés et plus informels, ainsi qu’en certains secteurs) et en trois zones géographiques (Amérique-Europe-Asie). Le centre de décision pour l’Europe est Paris. Le tout est lié par un système de communication, des bases de données communes, etc.
Jones Day est une firme centralisée, dirigée par un managing partner, qui a autorité sur la stratégie et la rémunération des associés, et qui est assisté par un coordinateur par groupe de pratique mondial (quatre) et six associés responsables régionaux.
Mais elle est en même temps décentralisée, car le managing partner de chaque bureau est libre d’organiser, de recruter, de diriger son bureau comme il l’entend. Les bureaux sont donc autonomes et fonctionnent suivant un budget prévisionnel.
Le fonctionnement de la firme est collégial et consensuel.
La politique de service aux clients est organisée. Séminaires, newsletter, intranet-extranet, outsourcing, un associé responsable par client déterminé comme stratégique, etc. Comme tout cabinet américain qui se respecte, l’activité de pro bono et de « community » y sont importantes.
Il faut compter neuf ans pour qu’un collaborateur puisse prétendre à l’association. Les critères : se rendre indispensable, être disponible, partager les valeurs, bien entendu produire la qualité de travail requise, et être une force d’attraction pour les clients. Mais la promotion interne est effective, même s’il y a des recrutements latéraux.
Recrutement
Tous les collaborateurs sont en BNC. Le cabinet fait preuve d’une grande exigence de disponibilité de la part des collaborateurs. Un double voire un triple cursus est requis, ainsi que le bilinguisme. Le bureau de Paris recrute chaque année des avocats juniors diplômés d’un troisième cycle de droit et, de préférence, d’une grande école de commerce et/ou d’une université anglo-saxonne, et ayant une parfaite maîtrise de l’anglais. Le candidat doit en outre faire preuve d’ouverture d’esprit et de curiosité intellectuelle, et être désireux de travailler en équipe. Une grande partie du recrutement s’opère au sein des stagiaires que le bureau de Paris accueille chaque année.
Nombre de stagiaires en permanence : une douzaine.
Jones Day est également un des rares cabinets où les collaborateurs participent pleinement au processus de recrutement. « Les seniors sont nos futurs associés. Ils doivent avoir leur mot à dire car l’ambiance est un des moteurs importants de la vie au cabinet ; il y a un effet d’émulation » explique W. Johnson. Le bureau et le groupe de pratique auquel le collaborateur appartient font une évaluation du candidat au partnership committee, qui évalue la candidature. Le managing partner décide.
En pratique
Politique de facturation
Taux horaire associés : 400 à 570 €, collaborateurs : 160 à 400 €
Forfait, remise de volume et divers modes de facturation forfaitaires
Facturation mensuelle
Direction du cabinet
Wesley R. Johnson, Jr, managing partner
D.A.F. : Anne-Marie Chust
Services financiers : Hervé Teinturier
Ressources humaines : Christine Roux
Communication et marketing : Francine Rey
Business development Europe : Sylvie Marchal
Contact
Arbitrage international : Michael Bühler
Concurrence et activités réglementées : Eric Morgan de Rivery
Contentieux commercial-droit des affaires : Laurent Martinet
Droit de l’environnement : Françoise Labrousse (European Counsel)
Droit fiscal : Vincent Agulhon, Christopher Potter
Droit immobilier : Jean-Louis Martin
Droit public : Philippe Delelis
Droit social : Anne C. Boileau (Of Counsel)
Fusions-acquisitions : Wesley R. Johnson Jr., Sophie Hagège, Gaël Saint Olive, Arnaud Vanbremeersch, My Linh Vu-Grégoire
Fusions-acquisitions technologies : Olivier Edwards, Renaud Bonnet Marchés de capitaux-droit boursier : Philippe Billot, Frank Martin Laprade (European Counsel)
Financements : Philippe Billot, Pierre-Nicolas Ferrand
Private equity : Olivier Edwards, Renaud Bonnet
Propriété intellectuelle et droit des technologies : Catherine Muyl (Of Counsel)
Restructurations et procédures collectives : Pierre-Nicolas Ferrand
Autres bureaux
29 dans le monde
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